Faire rouler un métro à l’énergie du soleil : c’est le pari que s’apprête à relever Rennes Métropole. Dès l’été 2026, les toitures des garages-ateliers des deux lignes de métro seront recouvertes de panneaux photovoltaïques, une première nationale pour un réseau de métro en France.
1,5 hectare de panneaux sur les dépôts du métro
Le projet, porté par Rennes Métropole avec la SEM Energ’iV et l’opérateur de transport Keolis, prévoit l’installation de 1,5 hectare de panneaux photovoltaïques sur les toitures des garages-ateliers de Chantepie et de La Maltière, où sont remisées les rames des lignes a et b. Une fois en service, ces installations doivent produire environ 964 mégawattheures par an, de quoi couvrir près de 10 % des besoins de traction des rames du métro rennais.
Une boucle d’autoconsommation directe, une première en France
La particularité du dispositif ne tient pas seulement à sa taille, mais à son fonctionnement : l’électricité produite sur les toits sera injectée directement dans les circuits d’alimentation du métro, sans transiter par le réseau public de distribution. Il s’agirait ainsi de la première boucle d’autoconsommation photovoltaïque alimentant directement un métro en France, selon les informations communiquées par la métropole. Le chantier doit débuter à l’été 2026, pour une mise en service visée début 2027.
Un financement en partie ouvert aux habitants
Autre singularité du projet : une partie de son financement passe par une campagne de financement participatif, ouverte aux habitants de la métropole souhaitant s’associer concrètement à la transition énergétique de leur réseau de transport. Une manière, pour la collectivité, d’associer le grand public à un investissement industriel généralement piloté uniquement par les opérateurs et les pouvoirs publics.
S’inscrire dans une trajectoire de décarbonation plus large
Ce chantier solaire s’ajoute à d’autres engagements pris par la métropole bretonne pour verdir ses transports : un parc de bus visé 100 % décarboné à l’horizon 2030, et une fréquentation du réseau STAR qui a atteint près de 103 millions de voyageurs en 2024. Les responsables du projet reconnaissent toutefois la nécessité de maîtriser les coûts d’un tel investissement, dont l’ambition reste avant tout symbolique et technique plus qu’une révolution énergétique à elle seule.
- 1,5 hectare de panneaux photovoltaïques sur les dépôts de Chantepie et La Maltière.
- 964 MWh produits par an, soit environ 10 % des besoins de traction du métro.
- Une boucle d’autoconsommation directe, sans passage par le réseau public.
- Chantier dès l’été 2026, mise en service prévue début 2027.
Ce type d’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large observée dans plusieurs collectivités françaises, où projets d’infrastructures et de construction intègrent désormais systématiquement un volet énergétique. Elle rejoint aussi les préoccupations des acteurs de l’entreprise et de l’industrie locale impliqués dans ce type de chantier, ainsi que les enjeux plus généraux de vie pratique et de société pour les usagers quotidiens du réseau.
Questions fréquentes
À partir de quand le métro de Rennes fonctionnera-t-il en partie à l’énergie solaire ?
Le chantier démarre à l’été 2026 et la mise en service des panneaux photovoltaïques est prévue au début de l’année 2027.
Quelle part de l’électricité du métro sera couverte par le solaire ?
Selon les chiffres communiqués par Rennes Métropole, les panneaux installés sur les dépôts doivent couvrir environ 10 % des besoins de traction des rames.
Les habitants peuvent-ils participer au financement du projet ?
Oui, une campagne de financement participatif a été ouverte pour permettre aux habitants de la métropole de s’associer à ce projet de métro solaire.
Sources
France 3 Bretagne — Le Journal des Entreprises — Rennes Métropole (espace presse)
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

