En Isère, la commune de La Balme-les-Grottes s’apprête à accueillir l’un des plus importants investissements industriels de la région. Le groupe lyonnais bioMérieux, spécialiste du diagnostic in vitro, y construit une nouvelle unité de production dédiée à ses tests moléculaires BIOFIRE, pour un montant supérieur à 250 millions d’euros.
Un pôle européen du diagnostic moléculaire
La première pierre du futur bâtiment a été posée fin mai 2026, en présence des dirigeants du groupe et d’élus régionaux, dont le ministre délégué à l’Industrie. L’objectif affiché est clair : sécuriser en France la production de tests de diagnostic essentiels — notamment les cartouches PCR utilisées pour détecter rapidement des infections respiratoires ou digestives — afin de réduire la dépendance de l’Europe à des sites de production extérieurs au continent.
Le site de La Balme-les-Grottes n’est pas un nouveau venu : il emploie déjà près de 600 salariés et a bénéficié de plusieurs vagues d’investissement en 2023 et 2024. Cette nouvelle unité, dont la mise en service est prévue à l’horizon 2030, doit permettre la création d’environ 400 emplois supplémentaires dans le bassin local.
Pourquoi ce choix géographique
- Un site industriel déjà implanté, avec un savoir-faire reconnu sur les tests moléculaires
- Un bassin d'emploi qualifié en Nord-Isère, entre Lyon et Chambéry
- La volonté du groupe de renforcer sa souveraineté industrielle sur le marché européen
- Un soutien affiché des collectivités locales et de l’État à travers le déplacement d’un ministre pour la pose de la première pierre
Des retombées locales attendues
Pour une commune de la taille de La Balme-les-Grottes, un tel projet représente un changement d’échelle. Au-delà des emplois directs, les acteurs économiques locaux — sous-traitants, artisans du bâtiment, commerces de proximité — anticipent des retombées indirectes pendant toute la phase de construction, puis lors de la montée en puissance de la production. Les professionnels de la construction de la région sont d’ores et déjà mobilisés sur le chantier, qui doit s’étaler sur plusieurs années.
Ce type d’investissement s’inscrit dans une dynamique plus large de réindustrialisation observée dans plusieurs territoires français, où des groupes cherchent à relocaliser une partie de leur production stratégique. Les entreprises industrielles qui investissent ainsi dans les territoires contribuent à diversifier l’économie locale, historiquement plus tournée vers l’agriculture et le tourisme dans cette partie de l’Isère.
Les collectivités locales, de leur côté, misent sur ce projet pour renforcer l’attractivité du bassin auprès d’autres entreprises et prestataires de services susceptibles de s’implanter dans le sillage de bioMérieux.
Questions fréquentes
Où se situe le nouveau site de bioMérieux ?
À La Balme-les-Grottes, en Isère, entre Lyon et Chambéry, sur un site industriel déjà exploité par le groupe.
Combien d'emplois cette nouvelle usine doit-elle créer ?
Environ 400 emplois supplémentaires sont attendus, s’ajoutant aux près de 600 salariés déjà présents sur le site.
À quoi servira cette nouvelle unité de production ?
Elle produira des tests moléculaires BIOFIRE (cartouches PCR) destinés au marché européen, afin de sécuriser l’approvisionnement en diagnostics essentiels.



